Conditions générales bancaires : opposables sans signature entre entreprises ?

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Le cas : une banque voit l’opposabilité de ses conditions générales contestée par son client. Enjeu majeur : ces conditions excluent toute responsabilité en cas d’opérations de paiement non autorisées 💳 (classique en matière de fraude), à l’égard d’un client professionnel.

Problème pour la banque : aucun document signé, aucune preuve formelle d’acceptation préalable. Problème, vraiment ?

Dans un arrêt du 24 mars 2026, la Cour d’appel de Bruxelles répond : pas nécessairement. Entre entreprises, la preuve est libre. 👉 La signature n’est pas la seule voie.

Un faisceau d’indices suffit : relation bancaire de longue durée, documents contractuels ultérieurs, absence de contestation, utilisation continue des services. Autrement dit : la relation parle.

Même logique pour les modifications des conditions générales : information → possibilité de résilier → absence de réaction = acceptation.

💡 À retenir : l’opposabilité des conditions générales se démontre. Mais parfois, ce n’est pas un document qui fait la preuve… c’est le comportement du client.

Cet « Expresso de droit bancaire » fait partie d’une série d’actualités publiée à l’origine sur LinkedIn, conservée ici sous forme d’archive. Voir la publication d’origine sur LinkedIn.

Cet Expresso est fourni à titre d’information générale et ne constitue pas un avis juridique.

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