{"id":2925,"date":"2020-05-30T17:00:39","date_gmt":"2020-05-30T15:00:39","guid":{"rendered":"https:\/\/bankinglaw.be\/?page_id=2925"},"modified":"2020-05-30T23:43:09","modified_gmt":"2020-05-30T21:43:09","slug":"champ-application-rationae-personae-loi-credit-hypothecaire","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/blog-2\/champ-application-rationae-personae-loi-credit-hypothecaire\/","title":{"rendered":"Champ d&#8217;application rationae personae de la loi sur le cr\u00e9dit hypoth\u00e9caire"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1.1.&nbsp;Le consommateur<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La loi du 22 avril 2016 s\u2019applique aux preneurs de cr\u00e9dit qui ont la qualit\u00e9 de consommateur. Cette notion n\u2019est pas adapt\u00e9e pour les besoins de la loi, et l\u2019on se r\u00e9f\u00e9rera donc \u00e0 la d\u00e9finition \u201c<em>classique\u201d<\/em> du consommateur contenue \u00e0 l\u2019article I.1, alin\u00e9a 1, 2\u00b0 du Code de droit \u00e9conomique et d\u00e9finie comme \u201c<em>toute personne physique qui agit \u00e0 des fins qui n&#8217;entrent pas dans le cadre de son activit\u00e9 commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale<\/em>\u201d. Le but dans lequel un cr\u00e9dit est octroy\u00e9 d\u00e9termine donc la qualit\u00e9 de consommateur ou non de l\u2019emprunteur personne physique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019\u00e9gard des emprunts dits \u201c<em>mixtes\u201d<\/em><a href=\"#_ftn1\"><em><strong>[1]<\/strong><\/em><\/a>, \u00e9tant entendu lorsqu\u2019une personne physique emprunte tant \u00e0 des fins professionnelles que priv\u00e9es, il convient de constater que l\u2019affectation \u201c<em>priv\u00e9e<\/em>\u201d du cr\u00e9dit n\u2019est pas exclusive. La <a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/HTML\/?uri=CELEX:32014L0017&amp;from=EN\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Directive 2014\/17\/UE<\/a> pr\u00e9cise d\u2019ailleurs, dans son consid\u00e9rant 12, que \u201c<em>en cas de contrats \u00e0 double finalit\u00e9, lorsque le contrat est conclu \u00e0 des fins qui n\u2019entrent qu\u2019en partie dans le cadre de l\u2019activit\u00e9 commerciale ou professionnelle de l\u2019int\u00e9ress\u00e9 et lorsque la finalit\u00e9 commerciale ou professionnelle est si limit\u00e9e qu\u2019elle n\u2019est pas pr\u00e9dominante dans le contexte global du contrat, cette personne devrait \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un consommateur<\/em>\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si le pouvoir d\u2019appr\u00e9ciation de la qualit\u00e9 de consommateur ou non d\u2019un emprunteur revient <em>in fine<\/em> au juge saisi d\u2019un litige sur cette question, il suffira que le but de l\u2019op\u00e9ration financ\u00e9e soit \u201c<em>principalement\u201d<\/em> priv\u00e9 pour que celle-ci tombe sous le champ d\u2019application de la loi<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>. Les pr\u00eateurs devront quoi qu\u2019il en soit faire preuve de prudence : comment qualifier le cr\u00e9dit consenti \u00e0 un m\u00e9decin qui ach\u00e8terait un immeuble \u00e0 deux niveaux en installant son cabinet sur l\u2019un de ceux-ci<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>&nbsp;? En pratique, la Banque proposera deux cr\u00e9dits.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1.2.&nbsp;Le pr\u00eateur<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9finition de l\u2019article I.9, 34\u00b0 du Code de droit \u00e9conomique demeure. Ainsi, le pr\u00eateur vis\u00e9 par la loi du 22 avril 2016 est toute personne physique ou morale qui consent un cr\u00e9dit dans le cadre de ses activit\u00e9s commerciales ou professionnelles, \u00e0 l&#8217;exception de la personne qui offre ou conclut un contrat de cr\u00e9dit lorsque ce contrat fait l&#8217;objet d&#8217;une cession ou d&#8217;une subrogation imm\u00e9diate au profit d&#8217;un pr\u00eateur agr\u00e9\u00e9 ou enregistr\u00e9<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>, d\u00e9sign\u00e9 dans le contrat<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s que le pr\u00eateur exerce son activit\u00e9 professionnelle en Belgique ou dirige cette activit\u00e9 vers la Belgique, le contrat de pr\u00eat qu\u2019il entend conclure avec le consommateur est soumis \u00e0 la loi du 22 avril 2016<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pr\u00eateur particulier n\u2019est pas soumis \u00e0 la loi<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En revanche, le professionnel consentant un ou plusieurs pr\u00eats dans le cadre de son activit\u00e9 professionnelle, sans que cette derni\u00e8re ne soit l\u2019octroi de cr\u00e9dit, est bel et bien soumis \u00e0 la loi<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>. Ce professionnel doit-il pour autant \u00eatre enregistr\u00e9 comme pr\u00eateur aupr\u00e8s de la FSMA ? La r\u00e9ponse \u00e0 cette question n\u2019est pas claire. Selon une premi\u00e8re interpr\u00e9tation de l\u2019article VII. 159<a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>, seuls les professionnels exer\u00e7ant l\u2019activit\u00e9 de pr\u00eateur <em>en ordre principal<\/em> seraient tenus d\u2019\u00eatre agr\u00e9\u00e9s et enregistr\u00e9s<a href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette question rev\u00eat une certaine importance dans la mesure o\u00f9 l\u2019article VII. 209, \u00a7 3 du Code de droit \u00e9conomique pr\u00e9voit une sanction civile pouvant \u00eatre inflig\u00e9e au pr\u00eateur en cas d\u2019absence d\u2019enregistrement aupr\u00e8s de la FSMA<a href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>. Les travaux pr\u00e9paratoires exposent \u00e0 cet \u00e9gard, dans l\u2019expos\u00e9 des motifs de la loi, que \u201c<em>seul un pr\u00eateur agr\u00e9\u00e9 en vertu de la loi peut octroyer un cr\u00e9dit. Les personnes qui, via la m\u00e9diation d\u2019un notaire, se proposeraient, en vue d\u2019investir, d\u2019octroyer un cr\u00e9dit \u00e0 un \u201cparfait inconnu\u201d doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme un pr\u00eateur et l\u2019op\u00e9ration rel\u00e8ve en principe de l\u2019application du livre VII\u201d<\/em><a href=\"#_ftn12\"><em><strong>[12]<\/strong><\/em><\/a><em>.<\/em> La prudence reste de mise : un cr\u00e9dit consenti par une entreprise \u00e9trang\u00e8re \u00e0 l\u2019activit\u00e9 de pr\u00eateur \u00e0 une personne n\u2019\u00e9tant pas un \u201c<em>parfait inconnu\u201d<\/em> entra\u00eene-il l\u2019obligation d\u2019enregistrement de cette entreprise en tant que pr\u00eateur ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Retour <a href=\"https:\/\/bankinglaw.be\/2016\/11\/30\/reforme-2016-du-credit-hypothecaire-en-belgique\/\">au menu de l&#8217;article<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Pour un examen de cette notion, M. Higny, \u00ab&nbsp;La notion de consommateur et l\u2019usage mixte en mati\u00e8re de vente de biens de consommation&nbsp;\u00bb, note sous Com. Hasselt, 1<sup>\u00e8re<\/sup> chambre, 21 novembre 2007, <em>D.C.C.R.,<\/em> 2009, n\u00b083, p. 162.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> F. de Patoul, \u00ab&nbsp;Le champ d\u2019application des dispositions l\u00e9gales relatives aux cr\u00e9dits r\u00e9glement\u00e9s&nbsp;\u00bb<em>, in Les cr\u00e9dits r\u00e9glement\u00e9s \u2013 Gereglementeerde kredieten, Cahiers AEDBF<\/em>, n\u00b0 24, Intersentia-Anthemis, 2012, pp. 15 \u00e0 18&nbsp;; voy. \u00e9galement P. D\u2019HAEN et P. HEYMANS, <em>op. cit.<\/em>, p. 9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Si l\u2019on en revient au consid\u00e9rant 12 de la directive 2014\/17\/UE, sans doute faudrait-il conclure, dans un tel cas d\u2019 \u201c\u00e9galit\u00e9\u201d entre l\u2019affectation priv\u00e9e et l\u2019affectation professionnelle, qu\u2019\u00e0 d\u00e9faut de \u201c<em>pr\u00e9dominance\u201d<\/em> de la finalit\u00e9 professionnelle, l\u2019emprunteur doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un consommateur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Voir les articles VII. 147\/17 \u00e0 19 du Code de droit \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Dans ce dernier cas, le c\u00e9dant est soumis au r\u00e9gime des interm\u00e9diaires de cr\u00e9dit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Art. VII.2, \u00a7 2, 1\u00b0 et 2\u00b0 du Code de droit \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> Sous l\u2019emprise de l\u2019ancienne loi sur le cr\u00e9dit hypoth\u00e9caire du 4 ao\u00fbt 1992, le particulier qui accordait un pr\u00eat, \u00e0 certaines conditions, \u00e9tait soumis \u00e0 la loi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> F. DE PATOUL, <em>op. cit<\/em>., p. 18. Ceci est confirm\u00e9 par les travaux pr\u00e9paratoires (Doc. 1685\/001, p. 10) : \u201c<em>L\u2019octroi de cr\u00e9dits en soi ne doit pas n\u00e9cessairement \u00eatre l\u2019activit\u00e9 professionnelle du pr\u00eateur. Un vendeur qui octroie le paiement \u00e0 cr\u00e9dit pour les marchandises qu\u2019il vend est un pr\u00eateur selon la d\u00e9finition de la loi. Un employeur qui octroie un pr\u00eat \u00e0 un de ses travailleurs, m\u00eame lorsque les activit\u00e9s de l\u2019entreprise sont \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l\u2019octroi de cr\u00e9dit, est \u00e9galement un pr\u00eateur\u201d<\/em>. En revanche, si celui qui pr\u00eate agit pour des raisons totalement \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l\u2019exercice d\u2019une activit\u00e9 professionnelle (par exemple pour un ami), et sans but lucratif, n\u2019est pas vis\u00e9 par la loi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> \u00ab&nbsp; \u00a71. Nul ne peut exercer en Belgique l&#8217;activit\u00e9 de pr\u00eateur, s&#8217;il n&#8217;est au pr\u00e9alable agr\u00e9\u00e9 ou enregistr\u00e9 par la FSMA.&nbsp;Nul ne peut porter le titre de pr\u00eateur, pour indiquer l&#8217;activit\u00e9 de pr\u00eateur vis\u00e9 par le pr\u00e9sent livre, s&#8217;il n&#8217;est au pr\u00e9alable agr\u00e9\u00e9 ou enregistr\u00e9 par la FSMA\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Peut-\u00eatre la FSMA consid\u00e8re-t-elle <em>a contrario <\/em>que ces professionnels doivent \u00eatre enregistr\u00e9s et qu\u2019ils sont ceux vis\u00e9s par la liste des \u201c<em>autres pr\u00eateurs\u201d <\/em>reprise \u00e0 l\u2019article VII. 172, al. 1, 1\u00b0 f), liste actuellement vide et en cours d\u2019\u00e9laboration au moment de terminer ces lignes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a> Il s\u2019agit de la perte des int\u00e9r\u00eats sur le cr\u00e9dit. Cette r\u00e9flexion a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e, de mani\u00e8re non conclusive, par P. D\u2019HAEN et P. HEYMANS, <em>op. cit.<\/em>, p. 11.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> <em>Doc. Parl.<\/em>, 1685\/001, p. 10.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1.1.&nbsp;Le consommateur La loi du 22 avril 2016 s\u2019applique aux preneurs de cr\u00e9dit qui ont la qualit\u00e9 de consommateur. Cette notion n\u2019est pas adapt\u00e9e pour les besoins de la loi, et l\u2019on se r\u00e9f\u00e9rera donc \u00e0 la d\u00e9finition \u201cclassique\u201d du consommateur contenue \u00e0 l\u2019article I.1, alin\u00e9a 1, 2\u00b0 du Code de droit \u00e9conomique et d\u00e9finie&#8230; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/blog-2\/champ-application-rationae-personae-loi-credit-hypothecaire\/#more-2925\">Continue Reading &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":185562167,"featured_media":0,"parent":7,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"jetpack_seo_schema_type":"","_wpcom_ai_launchpad_about_page":false,"_wpcom_ai_launchpad_gallery_page":false,"_wpcom_ai_launchpad_contact_page":false,"_wpcom_ai_launchpad_events_page":false,"_wpcom_ai_launchpad_video_page":false,"_wpcom_ai_launchpad_portfolio_piece":false,"_jetpack_hide_featured_image":false,"_jetpack_featured_image_duplicate_dismissed":0,"footnotes":"","big_sky_generated":false},"class_list":["post-2925","page","type-page","status-publish","hentry","clear"],"jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/PbYDZD-Lb","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2925","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/185562167"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2925"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2925\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2930,"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2925\/revisions\/2930"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bankinglaw.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2925"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}